L’équipe de recherche

Composée de politologues, anthropologues, sociologues et géographes, l’équipe de recherche compte 15 membres. Elle s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire autour des sciences sociales.

Dr Amandine Gnanguênon

Direction du projet

Amandine Gnanguênon est chercheure rattachée au Centre Michel de l’Hospital à Clermont Ferrand. Elle a été chercheure principale à l’Institut d’études de sécurité (ISS) au bureau de Dakar en 2014. De 2010 à 2013, elle était en charge du programme Afrique à l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM). Ses recherches portent sur la régionalisation de la conflictualité en Afrique (systèmes de conflits) et sur l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA), notamment la relation entre l’Union africaine et les Communautés économiques régionales.
Amandine a obtenu le titre de Docteur en Science politique à l’université d’Auvergne. Elle est également titulaire de deux maîtrises en Science politique et Droit international de l’université Lyon III et diplômée de l’université de Marne-la-Vallée en géopolitique. Elle a mené plusieurs missions de recherche en Afrique subsaharienne aussi bien dans le cadre d’observation électorale, de formation au renforcement des capacités africaines que d’enseignement.
Dans le cadre du projet, elle étudie l’évolution des systèmes de conflits au Sahel et leur impact sur la recomposition de l’espace politique géographiquement délimité par les Etats du G5 (Mali, Mauritanie, Niger, Burkina Faso et Tchad).

François Guiziou

Géographie

François Guiziou est doctorant au laboratoire Géolittomer-LETG (UMR 6554) et ancien élève de l’Institut de Géographie et d’Aménagement Régional de l’Université de Nantes (IGARUN) et de l’Institut Français de Géopolitique (Paris 8). L’essentiel de ses recherches portent sur les recompositions géographiques du monde somali.
Il a enseigné la géographie à l’Université de Nantes et de Montpellier 3 Paul Valéry. Il est membre de l’Association pour le développement de la Recherche Scientifique française en Afrique de l’Est (ARESAE) et intervenant pour l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM) et pour l’École de Guerre. Il a réalisé plusieurs missions de terrain dans la Corne de l’Afrique, en Amérique du Nord et en Europe.
Dans le cadre du projet, François Guiziou étudie la cartographie de la guerre et des conflits à partir du cas de la Somalie.

Dr Axel Augé

Sociologie

Axel Augé est maître de conférences à l’université de Rennes 2 et détaché aux écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, membre du Centre de recherches des Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan (Crec Saint-Cyr) et du Centre interdisciplinaire d’analyse des processus humains et sociaux (CIAPHS, Rennes 2), EA 2241. Ses recherches portent principalement sur la professionnalisation des officiers (en particulier le concept de culture et d’identité professionnelle) et sur une sociologie des acteurs et des organisations militaires en Afrique.
Responsable du programme de recherche « Violences et Société » au sein du centre interdisciplinaire d’analyse des processus humains et sociaux (CIAPHS, Rennes 2), EA 2241 (depuis 2008), il a mené plusieurs recherches pour le compte du ministère de la Défense.
Pour le projet, Axel Augé travaille sur la question du processus de reconversion du capital guerrier dans les dispositifs politiques à travers l’exemple du Gabon.

Amélie Blom

Science politique

Amélie Blom est chargée de cours à Sciences-Po – Le Havre et ingénieur d‘études au Centre d’études de l‘Inde et de l’Asie du Sud (CEIAS-EHESS/CNRS). Ses recherches, en sociologie politique, portent sur la jeunesse, la mobilisation politique et le militantisme armé au Pakistan.
Elle a étudié l’Ourdou et enseigné la science politique à la Lahore University of Management Sciences dans les années 2000. Elle est par ailleurs co-rédactrice en chef du South Asia Multidisciplinary Academic Journal samaj.revues.org.
Dans le cadre du projet, Amélie Blom étudie la façon dont la guerre et la préparation de la guerre ont affecté le processus de formation de l’État pakistanais, dans une perspective à la fois historique, sociologique et politique.

Dr Bénédicte Chéron

Histoire

Bénédicte Chéron est chargée de cours à l’Institut Catholique de Paris et chercheur-partenaire au SIRICE (Paris I, Paris IV, CNRS). Ses recherches portent sur les représentations du fait guerrier et militaire depuis 1945 et sur les relations entre militaires et journalistes. Diplômée de Sciences Po Paris en journalisme, elle a aussi une expérience des médias.

Dans le cadre du projet, Bénédicte Chéron travaille sur la manière dont le projet Guerre et Po participe à l’édification de représentation sur les conflits.

Shira Havkin

Sociologie politique

Shira Havkin est doctorante en sociologie politique à Sciences-Po, au CERI et elle est ATER à l‘Université de Paris X Nanterre. Son sujet de thèse analyse la gouvernementalité en Israël et notamment la sociologie politique du néolibéralisme à travers deux corps de réformes structurelles. Ses travaux sont à l’intersection de la sociologie politique de l‘État, des études des frontières et des migrations et de la sociologie politique de l’économie. Ils proposent une analyse des articulations du néolibéralisme et du nationalisme en Israël.

Shira Havkin a obtenu un Master en Philosophie à l‘Université de Paris 1 - Sorbonne et une Licence en philosophie à l’Université de Tel-aviv.

Dans le cadre du projet, elle étudie l’armée et ses frontières à travers les transformations du dispositif sécuritaire « frontalier » israélien et la privatisation des check-points.

Pr Jean-Vincent Holeindre

Science politique

Jean-Vincent Holeindre est professeur des Universités en science politique à l’Université de Poitiers. Il est également chercheur associé au Centre d’études sociologiques et politiques Raymond Aron de l’EHESS et chargé d’enseignement à Sciences Po Paris.

Il est président de l’Association pour les études de la guerre et la stratégie (AEGES), collaborateur régulier de la revue Sciences humaines et membre de l’Association française de science politique (AFSP).
Ses travaux de recherches portent sur la philosophie politique, les relations internationales et les transformations de la guerre.

Pour le projet, Jean-Vincent Holeindre propose d’élaborer une « anthropologie stratégique », dont le but serait de contribuer à l’intelligence du phénomène guerrier conçu comme un « fait social total » en étudiant la manière dont la guerre est conduite par les sociétés.

Dr Aline Leboeuf

Science politique

Aline Leboeuf est chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri) depuis 2003 et docteur en science politique de l’université Paris 1. Elle mène des recherches sur la sécurité et le développement, les situations de post-conflit en Afrique de l’Ouest (particulièrement la Sierra Leone), la prospective (concept de conflits fluides) et la gouvernance globale de la santé (gestion globale de la grippe aviaire, approche ‘One Health’).
Dans le cadre du projet, elle s’intéresse à la réforme du secteur de sécurité (RSS) et la protection des civils (y compris la sécurité des expatriés) à partir des cas de la Sierra Leone et de la Côte d’Ivoire.

Michel Luntumbue

Science politique

Michel Luntumbue est chargé de recherche au groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP) à Bruxelles dans le secteur « Conflit, sécurité et gouvernance en Afrique ». Ses travaux portent sur l’amélioration de la sécurité humaine, la prévention des conflits et le renforcement de l’État de droit dans les pays d’Afrique centrale et occidentale.
Licencié en sciences politiques et relations internationales, il possède une longue expérience dans le domaine de la coopération en Afrique. Il a supervisé et coordonné des projets de développement en Afrique de l’Ouest et centrale, notamment dans le domaine du renforcement et de la structuration des organisations. Il est l’auteur de différentes études sur les questions de développement, des relations Nord-Sud, les dynamiques des mouvements sociaux dans les pays du Sud (Afrique subsaharienne et Amérique Latine).
Dans le cadre du projet, il analyse le recours à la guerre comme une manière de créer un ordre politique interne à partir du cas du Tchad.

Dr Romain Malejacq

Science politique

Romain Malejacq est Assistant Professor au Centre for International Conflict Analysis and Management (CICAM) de Radboud University (Pays-Bas) depuis avril 2013. Il est titulaire d’un doctorat en science politique de Northwestern University et de Sciences Po Paris. Il s’intéresse aux processus de formation et de construction des Etats, à la sociologie des Etats effondrés, ainsi qu’aux modes de légitimation des acteurs armés non-étatiques, à leurs réseaux informels et à leur place dans le système international.

Il a travaillé au sein du CERI Program for Peace and Human Security (CPHS) et dirigé la Revue de la Sécurité Humaine/Human Security Journal. Il a obtenu un financement européen Marie Curie pour travailler sur la fragmentation de l’ordre politique en Somalie et en Afghanistan.

Son travail pour Guerre&Po porte sur les milices pro-gouvernementales en Afghanistan.

Olivier Morlet

Economie, droit

Olivier Morlet est praticien des relations internationales au sein du ministère de la Défense (diplomatie de défense). Au cours de son parcours professionnel, il a exercé, au sein de structures publiques et privées, tant les métiers de l’audit (finance et organisation), la gestion d’entreprise (import/export), ou encore l’analyse appliquée des relations internationales.

Il a été formé à la fois en économie (Master 1 orienté commerce international) et droit public (Master 2 orienté droit et relations internationales). Ses recherches portent sur la violence et le droit dans les rapports entre Etats, en s’interrogeant sur la construction de la norme juridique internationale et sa manipulation dans les rapports violents entre Etats.

Prémisse d’un sujet de thèse, la contribution au projet prendra comme cas d’école la récente intervention politico-militaire de la France au Mali (2013).

Dr Christian Olsson

Science politique

Christian Olsson est titulaire de la chaire en relations internationales, spécialisation : «paix, sécurité, conflits » à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Il est docteur en Science politique (Relations internationales) de l’Institut d’Études Politiques (IEP) de Paris. Il est également chercheur associé au Centre d’études sur les conflits, à l’Institut de Recherches Stratégiques de l’École militaire (IRSEM) et au Centre de recherche des Écoles de Coëtquidan-Saint Cyr (CREC Saint Cyr).
Il collabore en tant que rédacteur associé à la revue Cultures & Conflits et est membre de l’équipe éditoriale de la revue International Political Sociology et du réseau de recherche européen Critical Approaches to Security in Europe.
Dans le cadre du projet, Christian Olsson étudie la fabrique du désordre politique à travers l’application de la méthodologie des Effect-Based Operations par les forces armées américaines.

Jérôme Pigné

Science politique

Jérôme Pigné est doctorant à l’EHESS. Sa thèse porte sur les enjeux sécuritaires et sociologiques de la lutte contre le terrorisme au Sahel ainsi que la coopération entre l’Union européenne et les pays du champ.

Diplômé de l’IRIS (défense, sécurité, gestion de crise) et de l’université de Lyon III (CLESID), il a collaboré avec l’Institut Thomas More l’Institut de Recherche Stratégique de l’École Militaire (IRSEM) et l’Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (UNIDIR).

Dans le cadre du projet, il étudie les enjeux stratégiques de l’Union européenne face aux mutations du terrorisme islamiste et le multilatéralisme européen à l’épreuve de l’antiterrorisme.

Dr Raphaël Rossignol

Sciences économiques et politiques

Raphaël Rossignol est docteur du Centre d’Études de la Chine Moderne et Contemporaine à l’EHESS. Il étudie les relations et la compétition entre la Chine et les puissances occidentales en Afrique subsaharienne sous les angles économiques, politiques, et stratégiques. Il analyse les liens entre réseaux politiques et industriels chinois, africains et européens, autour des problématiques sécuritaires du continent.
Ses recherches pour le projet portent sur les facteurs sociaux de la conflictualité politique en Haïti, et en particulier sur le statut actuel du vaudou, miroir de luttes symboliques autour des divisions entre classes, entre populations noires et mulâtres, et autour de l‘identité culturelle haïtienne face à la sphère d’influence états-unienne.

Dr David Vigneron

Géographie

David Vigneron est chercheur associé au GRIP et est titulaire d’un doctorat en sciences géographiques de l’Université de Rouen. Ses activités de recherche portent sur l’analyse des processus électoraux en Afrique.

Au sein du laboratoire MOBIS à la NEOMA Business School de Mont-Saint-Aignan, il développe des modèles cartographiques et analytiques dans le cadre de projets de recherche européens.

Dans le cadre du projet, il étudie la recomposition des espaces politiques et sociaux à partir de l’étude des camps de réfugiés au Mali.